Hossegor-Capbreton

text leffet-mer
logo pinup effet-mer

Rejoignez la communauté !


Hossegor-Capbreton

L’histoire d’Hossegor-Capbreton

hossegor-capbreton L'Effet Mer

Soorts-Hossegor, une destination privilégiée

Le territoire est composé de 1500 hectares dont 1/3 de forêt, 1/3 de zones résidentielles et 1/3 de zones naturelles, 3,5 km de rivages atlantiques divisés en 4 plages océanes et 4 plages autour de son lac marin. Terre de contraste et de caractère, Soorts-Hossegor se caractérise par cette profusion d’ambiances naturelles.

La particularité de cette commune située sur le littoral landais est de posséder deux centres : Hossegor, la station balnéaire et Soorts, le bourg historique dont l’histoire remonte au XIe siècle.
Construit dans la plus pure tradition des villages landais, Soorts était autrefois habité par des pêcheurs, des muletiers, des bûcherons et des résiniers. Une vie simple et rurale qui fut bouleversée un beau jour par l’éclosion du quartier d’Hossegor.
En quelques années, la notoriété grandissante et l’afflux de touristes incitent les élus locaux à adjoindre le nom d’Hossegor à celui de Soorts en 1913. La station balnéaire naît en 1931. À l’époque ce sont les arts, les lettres et les sports élégants qui offriront à la ville sa renommée nationale. Dans les années cinquante c’est une toute autre discipline qui va bientôt faire connaître ses heures de gloire à la station. Le surf déferle sur la ville… Il ne cesse depuis lors de faire des émules.
Aujourd’hui, le nom d’Hossegor évoque en France et à l’étranger un repère sur la carte mondiale du surf et son golf figure parmi les 50 plus beaux sites européens.

La commune a su très tôt préserver et mettre en valeur son patrimoine d’exception. Les remarquables villas basco-landaises des années trente, le Sporting-Casino, le golf et son club house et la place des Landais signent l’identité de la cité et continuent à faire d’elle le fleuron du littoral landais.
Refuge idéal pour passer des vacances en famille, la station attire ainsi chaque été plus de 45 000 touristes certains jours.
Afin d’anticiper les évolutions de la clientèle touristique, les établissements ont mis l’accent sur un hébergement de prestige. Le parc hôtelier compte actuellement deux établissements 4 étoiles et quatre, 3 étoiles. La ville propose en outre différentes solutions d’hébergement (13 hôtels, 2 résidences tourisme et 1 village vacances) pour tout type de clientèle. Depuis peu, un restaurant gastronomique vient compléter l’offre de restauration très variée.

La mythique station des Sports élégants est toujours aussi convoitée par les sportifs.
– Le surf participe activement à valoriser l’image d’Hossegor à l’international. Plus de 116 entreprises liées au surf sont implantées au parc d’activités Pédebert et parmi elles les leaders du marché comme Rip Curl et Billabong. La fédération française de surf, euroSIMA (European Surf Industry Manufacturers Association) et l’ASP (association of surfing professionals) ont implanté leur siège dans la ville. Les compétitions de haut niveau organisées depuis les années quatre-vingt ont définitivement consacré la station landaise comme destination surf avec l’un des meilleurs beach break (banc de sable) d’Europe. Depuis, chaque année, elle réunit tout le gotha international du surf lors du Quisilver Pro France, du Roxy Pro France ou du Swatch Girls Pro, et brandit comme étendard la qualité de ses vagues.
– La ville se démarque aussi grâce à son golf 18 trous qui figure parmi les 50 plus beaux sites européens et compte  50 000 départs sur l’année. Un succès qu’il doit  à la qualité de son terrain et sa situation centrale en plein cœur du centre-ville.
– Pelote, sauvetage côtier, tennis font partie des disciplines les plus pratiquées dans la cité. Par la qualité et le haut de gamme de ses équipements, Soorts-Hossegor offre les meilleures conditions aux sportifs.

Depuis la naissance de la station, un parfum littéraire et culturel plane sur la cité. Les arts ont toujours été particulièrement bien représentés dans la station. Théâtre, lettres, danse, musique, peinture : les manifestations sont multiples et éclectiques. Si David Chabas, Henri Godbarge, Louis et Benjamin Gomez, Mathias, Morhardt, Serge Barranx, Jean Prévost ou encore Sébastien Japrisot, Françoise Sagan… ont insufflé un supplément d’âme à Hossegor, aujourd’hui la tradition se perpétue à travers le salon du livre, les expositions, les festivals de musique latine Latinossegor, Les Chromes, etc.

Les grandes dates

  • XIe et XIIe siècle : premières mentions de Soorts dans les archives
  • XIVe : église de Soorts édifiée sur le chemin littoral de Saint-Jacques-de-Compostelle   ferme de Bielle : la plus ancienne maison de Soorts-Hossegor
  • 1869 : creusement du canal de l’étang d’Hossegor vers la mer
  • 1er avril 1913 : le journal officiel publie l’adoption du vocable « Soorts-Hossegor » sous décision ministérielle
  • 1913 : construction du pont de pierre ouvrant l’accès à la mer et à la rive ouest du lac
  • 1929 : édification de la chapelle des Dunes
  • De 1929 à 1939 : on abat des arbres, perces des avenues, construits des villas, des hôtels, un Sporting-Casino, la place des Landais et réalise un golf. Le quartier d’Hossegor est investi.
  • 1930 : Hossegor est reconnue comme station climatique.
  • 1931 : les services publics sont transférés de Soorts à Hossegor. La station balnéaire sort de terre.
  • 1951 : pose de la première pierre de l’église Sainte-Trinité d’Hossegor
  • 1958 : le premier jaï alaï de France sort de terre
  • 1967 : construction de la mairie d’Hossegor
  • 1973 : création de la zone Pédebert
  • 1975 : adoption du premier POS de la commune
  • 1977 : construction du Pont Notre-Dame sur le canal
  • 1979 : vente de l’espace dunaire au conservatoire du littoral
  • 1980 : première usine relais : Rip Curl installe son siège à Soorts
  • 1983 : construction des halles
  • 1984 : construction du nouveau pont en remplacement du pont de pierre
  • 1984 : la fédération française de surf s’installe à Hossegor
  • 2002 : construction du trinquet à Soorts
  • 2002 : réhabilitation de l’école de Soorts
  • 2008 : construction de la passerelle du front de mer
  • 2009 : construction de l’EHPAD « les Magnolias » à Soorts
  • 2011 : construction de la maison de la petite enfance La Forêt
  • 2013 : réhabilitation du centre-ville
  • 2014 : construction d’un nouvel office de tourisme
  • 2016 : réaménagement du boulevard de la dune

 

Capbreton,

 « Cap » vient du gascon et désigne un lieu au bout des terres, le déterminant « breton » pose toujours problème aux historiens et aux linguistes.

C’est dans la deuxième moitié du XIIe siècle que le nom apparaît pour la première fois dans les archives de Bayonne car, depuis le Moyen-Âge, l’histoire des deux villes est intimement liée : des luttes et des procès incessants pour la maîtrise de l’Adour et la navigation, tant fluviale que maritime, les opposèrent mais Capbreton, hélas, dut souvent se soumettre à la loi du plus fort.

Haut lieu de la chasse à la baleine jusqu’au début du XVIe siècle, ses pêcheurs furent d’émérites et hardis harponneurs qui ne dérogeaient pas à la coutume d’offrir le meilleur morceau du cétacé, la langue, à l’église Saint-Nicolas.

Ces intrépides marins ont-ils abordé les rivages du Nouveau Monde cent ans avant que Christophe Colomb ne découvre ce qui deviendra plus tard l’Amérique ? Peut-être… Il est en tout cas avéré qu’ils furent parmi les premiers Européens à fréquenter les eaux poissonneuses de Terre-Neuve (départ du navire le Nicolas d’Esteben de Larue en 1512) et à en rapporter les morues séchées selon une technique dans l’art de laquelle ils étaient passés maîtres. Le capitaine Menjonin de Lacabanne sera, quant à lui, en 1549 le premier flibustier des Petites Antilles.

Au temps de son apogée (XVe et XVIe siècles), Capbreton comptait entre 2 000 et 3 000 habitants, chiffre très important pour l’époque. La ville était peuplée de marins, de négociants et d’armateurs tirant prospérité et richesse des pêches lointaines (morue et baleine de Terre-Neuve, touil des côtes africaines) et surtout du commerce florissant vers l’Espagne, le Portugal, les Flandres ou la Hollande de ses réputés et capiteux vins de sable et des produits de la forêt environnante (liège, poix, résine, planches de pin).

La formule toute symbolique de « Capbreton, la ville aux cent capitaines » résume à elle seule le riche passé maritime de la cité. Laquelle a conservé de son antique splendeur, trois maisons à encorbellement et colombages, dont celle appelée du Rey où descendit, dit-on, le roi Henri III de Navarre qui deviendra Henri IV de France.

Placé sur le chemin littoral menant à Saint-Jacques de Compostelle, l’hôpital de la petite commanderie templière de Boret (prononcer Bouret) accueillait les pèlerins dès le XIIIe siècle. La cloche de sa chapelle, dédiée à sainte Madeleine et fondue en 1483, orne actuellement le clocheton de l’église du bourg.

L’église Saint-Nicolas a été reconstruite au milieu du XIXe siècle mais conserve de l’ancienne église une porte gothique ainsi que l’une des quatre Pietàs des Landes, remarquable statue polychrome du XVe siècle. Sa haute tour, cylindrique aujourd’hui mais carrée autrefois, servait de tour de guet et d’amer pour les navires. Si les ex-votos traditionnels des marins ont été détruits à la Révolution, il faut admirer le long des murs de la nef les plaques d’argile et de bois rappelant les quelque 1 000 Capbretonnais ensevelis dans l’église depuis 1530. Et dans le porche, où l’on devine encore la vieille porte dite « des cagots » les plaques de marbre où sont gravés les noms des péris en mer, en guerre ou en pays étranger. On doit aux frères Jules et Gaston Gélibert de magnifiques fresques et au seul Jules Gélibert le grandiose tableau La conversion de saint Hubert, l’un des joyaux majeurs de notre église.

En 1578, après de gigantesques travaux, l’ingénieur Louis de Foix détourna l’Adour au Boucau Neuf, évènement qui entraîna la chute progressive mais irrémédiable de Capbreton. C’est l’empereur Napoléon III qui décida les travaux qui redonnèrent vie à l’ancien port (nous lui devons notre célébrissime Estacade) lequel connaîtra, entre autres, un regain d’activité dans la première moitié du XXe siècle avec une importante flottille sardinière et la construction d’une sardinerie qui fermera en 1954.

Mais c’est surtout avec la mode des bains de mer à la fin du XIXe siècle que Capbreton renaîtra de ses cendres. La création du port de plaisance, suivie de l’avènement de l’aire du surf et de la glisse, termineront de transformer notre vieille cité, peuplée dès ses origines de marins et de vignerons, en une des stations les plus « branchées » et dynamiques de la Côte Sud.

Source : Association d’histoire locale SADIPAC


Les derniers articles Infos pratiques